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Pour chercher et trouver une DS,
d'abord trouver où chercher!
Juin 2006. Bon! Commençons par faire le tour du
jardin... Comment trouver une Citroën. Ou plutôt « Où
chercher? ». Je ne connais aucun propriétaire de Citroën.
Les revues spécialisées? Pèlerinages
successifs dans les hauts-lieux de la presse locale: revues, catalogues, petites
annonces. Les américaines sont légion, les anglaises nombreuses,
les européennes rares, les françaises alors là. Dire
qu'au Québec on a assemblé des Renault durant les années
1960 et 1970. Pas la moindre à l'horizon. Alors les DS c'est denrée
rare.
Vous m'avez entendu parler de Renault? Moi? Bon d'accord,
j'avoue... Mme citroNord a roulé en Renault 18 entre 1985 et 1988.
Tristes souvenirs! Confort, tenue générale et agrément
de conduite inversement proportionnels à la fiabilité. Et la
tenue de route était excellente hiver comme été, les
performances et le confort étaient, dois-je le dire, exceptionnels.
Je me souviens, on l'appelait le « hose car » ou, traduction
libre, « l'auto-tuyaux ». Il ne s'est pas passé une semaine,
durant deux longues années, sans que l'une ou l'autre durite, tuyau,
conduit, pot, enfin tout ce qui permet à l'eau, l'huile, l'essence,
les gaz d'échappement, le liquide de refroidissement, le liquide de
lave-glace, ne crève, ne se fissure, ne fonde, ne sèche, ne
se désintègre ou ne se volatilise tout simplement.
Mais je m'égare.
Donc, pour trouver où chercher, je me tourne donc
vers l'Internet. Dans un moteur de recherche, je tape « citroen ds ».
Je récolte 1 390 000 références. Oups! J'ai Intérêt
à préciser ma recherche. J'ajoute « canada », puis
« québec ». Je découvre avec amusement que les Citroën
anciennes semblent plus populaires au Canada anglais. Recherche
sur Ebay au Canada et aux États-Unis. Je vous le dis tout de suite,
j'y suis allé régulièrement, à chaque semaine,
entre mai et novembre. J'y ai trouvé quelques 2CV, quelques Traction,
quelques DS « export » pas particulièrement attrayantes,
une restauration d'un goût douteux à la « sauce américaine
» (je vous épargne les détails...). Rien d'excitant. Au
Québec, quelques contacts avec quelques (rares) clubs de voitures anciennes
donnent peu de résultats. Si ce que je trouve ne me déprime
pas, ça ne m'emballe pas non plus. De la rouille, beaucoup, beaucoup
de rouille. Toujours en parcourant Internet, j'apprends en même temps.
Je constate mon peu de connaissances... Et ça me rend encore plus critique.
La première DS qui me séduit est... aux Pays-Bas. Par la même
occasion, je découvre aussi la passion qu'entretient le pays des moulins
à vent pour la marque aux chevrons et particulièrement les DS.
Mon premier contact avec l'étranger (en dehors de l'Amérique
s'entend). Le vendeur me trouve fort sympathique et apprécie mon accent
(parce que lui n'en as pas bien entendu...). Mas il préfère
rencontrer l'acheteur en personne. Ça, m'sieurs dames, ça r'monte
le prix de revient d'un carrosse !!. Choux blancs! Je dois regarder ailleurs.
Je me tourne donc résolument vers le pays natal des DS, ce que j'aurais
dû faire tout de go. Je fais successivement la découverte de
sites de petites annonces. Et là commence l'avalanche de courrier,
électronique cela va de soi.
Dur, dur...
Là, ça se complique. Je ne peux pas me rendre
sur place pour voir la marchandise. Je demande donc aux vendeurs de me faire
parvenir le plus grand nombre de photos possible. Et pas seulement des images
de catalogue. Je veux des fonds de malle, des pare-chocs, des pots d'échappement,
des moquettes et des dessous, des planchers, des portières, des ailes,
des compartiments moteur, des longerons et j'en passe, tout en gros plans
et en détail. Or, si la majorité des vendeurs (particuliers
ou professionnels) sont généralement enclins à fournir
quelques photos, leur ardeur est généralement refroidie par
mes demandes. Pas de photos, désolé, pas intéressé.
Ajoutez à cela le fait que je suis Québécois: vendre
une voiture à l'étranger semble être un risque que peu
de gens sont prêts à courir. On peut certes les comprendre. Vendre
au téléphone et ne jamais voir l'acheteur, c'est pas facile.
Je n'insiste pas. Encore moins lorsqu'un de mes correspondants me répond,
et je cite: « Sachez, Monsieur, que je ne laisserai pas notre patrimoine
automobile quitte le sol français! ». Et vlan! pour la mondialisation.
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