L'histoire d'une
DS au Québec!

L'aventure

Printemps 2006... Je ne connais à peu près rien des voitures, sinon comment les déneiger et les déglacer en hiver, les laver et les astiquer en été, survolter la batterie par grand froid, faire le plein d'essence, de lave-glace et, parfois, vidanger l'huile.

L'aventure commence ainsi.

L'aventure, c'est ma chronique éditoriale.

Ça promet...

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La DS: objet de spéculation

Curieux comme les perceptions peuvent être variées et parfois erronées... Comme vous l'avez lu précédemment, j'ai communiqué (surtout par courriel, ou email si vous préférez) avec un nombre consdérable de vendeurs potentiels. Or, plusieurs d'entre eux semblent m'avoir perçu comme « revendeur », peut-être à cause de la nature et de l'étendu des questions posées. Curieusement, dans certains messages, j'ai pu lire des expressions comme « vous obtiendrez une bonne valeur à la revente » ou « possbilité de revendre avec profit »... C'est vrai, je suis vendeur, mais de « moi-même ». Je dois me vendre quotidiennement pour gagner ma croûte.

Je vous vois sourire! Je vous arrête toute de suite si vous avez quelque idée lubrique. Je fais dans l'informatique et la seule partie de mon corps que j'accepte de vendre est mon cerveau. Et encore, comme dit ma femme, il est préférable de le louer...

Ce qui me porte à croire que les DS (et bien d'autres choses encore...) sont, à ce moment précis, objets de spéculation (50 ans ça se fête, non?). Le vendeur, sans trop s'en rendre compte, « transpire » son état d'âme en me disant, à moi pauvre acheteur, que je peux, si je le désire, faire la même chose que lui: acheter, profiter de la frénésie, et revendre plus cher.

Détail important oublié dans son raisonnement: il n'est pas au Québec. Les temps sont durs de ce côté-ci de l'étang pour les « courtiers en DS » !

Payer en espèce, par fil ou par Internet

La mondialisation, ça vous dit quelque chose? À notre époque où on peut tout faire avec une carte en plastique, acheter ou vendre des objets à l'autre bout du monde, j'ai eu la surprise de constater qu'il est plus facile et moins cher de transférer des miliers de dollars à l'autre extrémité de la planète que d'émettre un mandat ou une traite bancaire de 30,00 €. Si l'argent n'a pas d'odeur, le fric électronique lui n'a surtout pas de frontière. Pas étonnant que certaines personnes mal intentionnées réussissent à, comment dire, « faire circuler » (pour ne pas utiliser une autre expression plus explicite...) des sommes considérables sans laisser de trace.

Présentez-vous dans une boutique de votre patelin et essayez d'acheter quelque chose avec votre carte de crédit, mais sans la carte. On vous dira que ce n'est pas possible en vous regardant d'un air suscpicieux et si vous insistez en disant que vous connaissez par coeur le numéro de la carte, on appellera sans doute la police. Payez sur Internet avec la carte de votre belle-mère et si tous les renseignements fournis sont exacts (ce qui est tout à fait plausible puisqu'on ne demande jamais l'âge du détenteur...), personne ne posera de question. Sauf peut-être votre belle-mère lorsqu'ele recevra le relevé mensuel, si bien sûr elle est encore de ce monde!

L'anonymat sombre et sans visage rend honnête. Qui l'eût cru !!!

La douane et la poste

Trouvez-moi quelque chose de plus compliqué que d'expédier hors frontières, disons par exemple un (je dis bien « 1 » pas dix...) cadeau de Noël à sa nièce expatriée. L'ourson en peluche « Made in China » arrivé en Amérique avec 14 999 de ses compatriotes et ensuite acheté en grande surface à un prix dérisoire par le vieil oncle d'outre-mer, devra passer sous l'oeil inquisiteur de quelques douaniers ou inspecteurs consciencieux et vindicatifs qui s'assureront que ledit joujou ne transporte pas en son sein quelque substance illicite et illégale qui mettrait en péril la sécurité nationale et l'intégrité de ses citoyens. Vous voulez passer facilement à la douane? Voici un truc à essayer. Prenez avec vous 15 malles remplies de toutous et, rendu à la Poste, faites semblant de parler une langue étrangère en agitant les bras et en versant quelques larmes, on vous fera passer sans autre question. Infaillible.

J'aurais dû impoter dix DS par la poste... La prochaine fois, peut-être.

L'angoisse de l'attente

Le problème avec l'attente, c'est que ça n'a rien à voir avec le temps. L'attente est un état d'esprit. Salle d'attente, file d'attente, liste d'attente...L'angoisse de l'attente est plutôt le résultat de l'échéance. Byzantin vous direz? Sans doute. Mais continuer à lire tout de même. Qu'est-ce qui est le plus angoissant? Attendre cinq minutes chez le dentiste alors qu'on a une rage de dents épouvantable ou bien attendre durant cinq heures en file pour acheter des billets des Rolling Stones? Bon, d'accord, c'est pas tout le monde qui ferait la file pour les Stones...

Le poids de l'attente réside donc essentiellement dans l'anticipation de l'échéance. Plus l'enjeu est souhaitable, à cause du mal engendré (la carie dentaire qui ronge...) ou pour le bien anticipé (la DS arrive bientôt...), plus l'angoisse risque d'être aigue.

Le seul remède est la patience. Peu importe le temps, peu importe l'échéance. Mais la patience a ses limites... et augmente l'anxiété! En attendant, on en sort pas!

3- L'aventure

L'aventure - 5

 


 
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