L'histoire d'une
DS au Québec!

L'aventure

Printemps 2006... Je ne connais à peu près rien des voitures, sinon comment les déneiger et les déglacer en hiver, les laver et les astiquer en été, survolter la batterie par grand froid, faire le plein d'essence, de lave-glace et, parfois, vidanger l'huile.

L'aventure commence ainsi.

L'aventure, c'est ma chronique éditoriale.

Ça promet...

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Participer ou assister à...

Cela remonte au 5 octobre 2008. Beau dimanche d'automne, très frais, mais ensoleillé... Sachant que j'y rencontrerais quelques membres du VEA qui, selon le site du club étaient « ...invité(s) à participer à l'exposition du dimanche 5 octobre ... », je me rends à Ogden sur le site de l'événement L'art et l'automobile

Même si je ne suis pas membre du club, je me suis invité à participer moi aussi en me disant que le pire qui pourrait arriver serait de me faire interdire l'entrée. Qu'à cela ne tienne, ce sera une belle sortie d'automne de toute façon.

En arrivant sur place, je croyais avoir l'obligation de m'inscrire. Or la gentille dame (déjà frigorifiée même s'il n'est que 9h45...) m'accueille en me disant « Disse doullare » (...dans un français incertain ou était-ce à cause du froid matinal...?) et sans formule de politesse. Je tends un billet de 10$. « Par personne...» Ah, bon! Heureusement que c'est pas au kilo...

« Wow! » me dis-je en voyant Audi et Ferrari alignées le long de l'entrée. Qu'est-ce que je fais ici avec mon tas de feraille? On m'indique de me diriger vers le fond du terrain.... Humm, c'est à une centaine de mètres... Enfin!... Intimidé, je me gare discrètement près d'une Morris, esseulée en plein centre de l'aire « d'exposition ». Parce que c'est ça... On est « exposé », et surtout aux intempéries.. Normal, me dis-je, il n'y a pas foule, encore.

Il ne fait pas chaud, je l'ai déjà dit. Je décide de me payer un café. Deux dollars plus tard et le regard inquisiteur de la (jeune) fille qui tient le « General Store » (la cantine) pour être bien sûr que je ne remplisse pas mes poches de sachets de sucre, je bois l'amère décoction. C'est mieux que rien. L'eau aurait suffi, mais il faut la payer aussi, alors mieux vaut choisir le chaud. On a les calories en prime pour se réchauffer les mains.

Des voitures et des visages connus commencent à se pointer sur le terrain... Il n'y aura jamais foule. Une chose est sûre toutefois: personne ne participe, tout le monde... assiste...

Je me rends vite compte qu'il y a d'un côté le public et de l'autre les V.I.P. Rien contre, mais pourquoi inviter le public à assister aux show des V.I.P.?

Après coup, en consultant le site officiel de l'événement, je constate que, en ce qui me concerne, le texte est très clair, et je cite:

« Le grand public est cordialement invité à assister à l’exposition automobile et à l’exposition d’art le samedi 4 et le dimanche 5 octobre. Une partie des frais d’admission journalière de 10 $ sera versée à Child Haven, à une banque alimentaire régionale et aux sociétés historiques locales. »

Faisant désormais partie du « grand public », je devais donc savoir à quoi m'attendre: j'assistais... Comme quoi le choix des mots, écrits et lus, est parfois important. Au moins, mon 20$ (... mon 10$ et celui de Mme citroNord...) aura servi à nourir quelques petits anglais affamés pendant que nos hôtes se contenteront de caviar de mauvaise qualité. Quelle pitié!

C'est pas gentil, c'est vrai... J'espère qu'on me le pardonnera. Et puis non, je l'assume.

Bon, plus sérieusement, pour revenir à l'essentiel du propos, dans mon cas (puisque je ne fais partie d'aucun club...) je n'ai rien contre le fait que ma DS puisse servir de « potiche » dans une exposition de design. J'y suis allé de plein gré avec ma DS, et pour un tout autrre motif. Mais faire payer les gens qui ont été invités à partciper pour servir de décor, je trouve la forme malhabile..

Quant à moi, débourser 10$ pour allez me balader devant quelques photos, gravures ou peintures que j'ai pu voir gratuitement sur Internet, on ne m'y prendra plus... Faut croire que j'ai pas la fibre des « Chars et Beaux-Arts »...

Et moi qui pensais rencontrer des vedettes...!

Le café (ou était-ce les pieds gelés?) ayant eu un effet quasi immédiat sur le contenu de ma vessie, j'ai tout de même pris la liberté d'aller faire pipi dans une toilette V.I.P. Non pas par défience, simplement par urgence: Cette toilette donc, contrairement au W.C. plèbéiennes, était désodorisée, équipée d'un lavabo avec eau courante (disons « marchante ») ... et d'éclairage électrique !

Ne manquait que la musique et le valet.

M'sieurs dames, ça c'est de la classe!

 

8 - L'aventure

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